Rochefort : la Maison de Pierre Loti bientôt en réfection

Posté par gabrielitodv le 29 juillet 2012

Ils sont nombreux ceux qui visitent la Maison de Pierre Loti, dans la rue du même nom, à Rochefort. Et ils en gardent généralement un souvenir ébloui. Elle est, selon eux, « originale », « étrange », « luxuriante », « étonnante » : les qualificatifs ne manquent pas !

Il s’agit d’un musée qui est la maison natale de l’écrivain – Julien Viaud de son vrai patronyme. Ses voyages au long cours et sa riche vie de navigateur, lui permirent d’y accumuler des tonnes de souvenirs. Très personnels, parfois plus anodins… Mais il y mettait toujours le même amour et la même originalité d’esprit.

Pour visiter ce musée, il est nécessaire de prendre cependant rendez-vous assez longtemps à l’avance car les pièces y sont restreintes en surface et en volume (compte tenu du nombre d’objets rares exposés). Il est évident que si les dirigeants ne veulent pas risquer l’incident, ils sont obligés de passer par cette case restrictive.

Cependant, il est utile de savoir qu’en octobre prochain, une longue réfection va être entreprise afin, précisément, d’améliorer la qualité des visites et de la présentation de cette florissante exposition. Chacun se disant qu’il est dommage de soustraire ainsi pendant plusieurs années (on parle de cinq !) ce musée au patrimoine de Rochefort, il faut bien reconnaître que cela est devenu indispensable. Il faudra donc s’armer de patience et se tenir au courant de tout ce qui sera fait, en attendant la réouverture, autour du personnage Julien Viaud / Pierre Loti : conférences, expos partielles, mise en valeur de son oeuvre littéraire. On ne l’oubliera pas, quoiqu’il en soit !

A notre avis, la Médiathèque de Rochefort, située dans la Corderie Royale, pourra faire beaucoup dans ce sens. La « Bilblio » qui, à partir du mois de novembre (elle est elle-même actuellement en réfection !), lui consacrera à nouveau un espace bien mérité sur ses rayons…

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…Et l’Hermione glissa, emportant notre rêve

Posté par gabrielitodv le 14 juillet 2012

Elle était très attendue, ce vendredi 6 juillet, l’Hermione ! Surveillée comme le lait sur le feu, à sa sortie de sa forme de radoub ! Depuis des heures, cinquante mille personnes – oui, je dis bien cinquante mille ! – la guettaient, dans la très longue file qui jouxtait le Fleuve Charente.

L’on eut quelques sueurs froides vers 19 h quand le bateau-porte coinça et que les niveaux d’eau, côté Charente et côté radoub, ne semblèrent pas tout à fait conformes. Les visages un peu crispés finirent pourtant par se détendre : elle glissa hors de sa cage, sans heurts, presque fière d’avoir créé le suspens ! Depuis quinze ans qu’on attendait cet instant, elle n’allait pas nous faire ça !

Les zooms s’activèrent, les flashes crépitèrent, les vivats retentirent et… les larmes coulèrent ! On en avait tant rêvé… Né dans un moment de « folie » humaine, le projet enfin se concrétisait. Hermione était à l’eau… Elle glissa ainsi sur la Charente, prenant un somptueux virage le long du quai, qui ravit les spectateurs. Il était 19 h 30 et FR 3 Poitou-Charentes retransmettait en direct. Le lendemain matin, vers 6 h 30, elle rentra au bercail où, tout le week-end, on défila pour l’admirer, oubliant même le Belem, mouillé à quelques centaines de mètres !

J’eus, les jours suivants, l’occasion – dans le cadre de mes activités – de rencontrer beaucoup de monde, en visite dans la région. Ils avaient tous vu « la cérémonie », comme ils disaient… Ils venaient de Lyon, du Nord Pas-de-Calais, de Normandie, de Marseille, de Bretagne, d’Auvergne… Et ils avaient décidé de passer quelques jours de vacances en Charente-Maritime pour découvrir l’Hermione à sa première sortie. Ils étaient tous ravis, avaient encore des étoiles dans les yeux, certains se disaient encore émus… Et je les ai crus car ce n’était pas feint !

Alors, moi qui ne l’ai vue ce soir-là qu’aux Actualités Régionales, je me suis interrogée : qu’est-ce qui pouvait bien créer un tel émerveillement à travers cette vision d’un simple voilier ? En fait, beaucoup s’étaient investis, et pas seulement moralement, dans l’Association Hermione. Mais pour un tas d’autres personnes, n’y avait-il pas, derrière ce bateau, la part de rêve que chacun cultive en soi ? L’aventure secrète que chacun s’est un jour inventée ? Enfin, loin là-bas, de l’autre côté de l’Atlantique, n’y a-t-il pas, tout simplement, l’Amérique ? Cette terre que Lafayette a défendue bec et ongles… Les Amériques, devrions-nous dire, car ce continent est double, ne l’oublions pas, et ceux qui ont un jour goûté à l’une des deux moitiés, ont automatiquement envie de connaître l’autre… Je sais de quoi je parle !

Fin 2012, Hermione aura sa mâture. Et viendra ensuite la voilure. Que de belles images en perspective ! Et je ne vous parle même pas de ce jour de 2015 où elle prendra vraiment la mer vers la terre de Virginie où on l’attend déjà… Là, les larmes couleront pour de bon car elle nous échappera pour vivre sa propre vie, comme un oiseau sort de son nid… Mais, ce ne sera pas une fin car elle reviendra, un peu plus tard, riche de son périple américain, pour s’installer sur les côtes de France et plus particulièrement, à Rochefort. Alors, le rêve continuera.

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La « Vélodyssée » ou « Véloroute Atlantique » ouverte en Charente-Maritime le 30 juin 2012

Posté par gabrielitodv le 26 juin 2012

Voilà qui va couronner un grand ouvrage très « tendance » : l’ouverture, le 30 juin 2012, du plus long itinéraire routier de France, ouvert aux vélos. On l’appelle déjà La Vélodyssée. Il fallait y penser !

Cette initiative concerne dix départements, de Hendaye à Roscoff,  sur un trajet de 1200 kms, dont la Charente-Maritime, toujours prête pour son développement touristique. Le top : 80 % de cette route se déploieront  sans voitures, ce qui est une satisfaction supplémentaire. Avis aux amateurs d’air pur !

Pour la partie charentaise : au nord, la Vélodyssée entrera en Charente-Maritime par une passerelle au niveau du Passage de Brault, frontalier de la Vendée. La passerelle n’ayant pu être terminée pour le 30 juin, un parcours provisoire a été aménagé.

Se dirigeant vers le sud, la Vélodyssée trouve sur son chemin, La Rochelle, Châtelaillon, Rochefort, Marennes puis Royan après avoir fait le tour de la Presqu’île d’Arvert. A Royan, le bac de la Pointe de Grave permet ensuite le passage vers la Gironde. Au total : 150 kms en Charente-Maritime et 31 communes traversées. Dommage que celles du sud du département ne soient pas concernées mais il est vrai que le contournement de Bordeaux eût ensuite posé quelques difficultés !

La Vélodyssée emprunte le réseau cycliste existant ou en cours d’aménagement, avec signalétique spéciale de bornes en bois. A noter 3 « voies vertes » :
– celle du Canal de Marans (au nord)
– celle de Cabariot-Bellevue (au sud de l’estuaire charentais)
– celle de la Forêt de la Coubre (juste avant de rejoindre Royan).

La Vélodyssée est la partie française de l’Eurovéloroute qui va du Cap Nord (Norvège) au sud du Portugal, en passant par l’Ecosse et la Cornouaille anglaise, sans oublier un détour en Irlande !

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Mon père, ce héros charentais…

Posté par gabrielitodv le 16 juin 2012

Il n’est plus de ce monde depuis plus de trente ans, mort à 59 ans. Mais à sa manière, il fut une sorte de héros ou plutôt « d’antihéros », car sa famille était seule à connaître ses exploits… Il ne se la jouait pas ; au contraire, il resta toute sa vie dans l’ombre et n’en souffrit pas outre mesure. De temps en temps, il répétait simplement : « Tout de même, ils pourraient en parler un peu… »

Né à Taillebourg, jolie cité située à 15 kms de Saintes, perchée sur des rochers surplombant la Vallée de la Charente, il s’engagea dans la Marine Nationale à vingt ans, et embarqua à bord de la « Jeanne-d’Arc » le 3 septembre 1939. Date de triste mémoire…

Il traversa plusieurs fois l’Atlantique, au fond des machines, comme simple mécano. Les Antilles Françaises étant le port d’attache désigné de la « Jeanne », croiseur école deuxième du nom, il patrouilla dans ces lieux idylliques, certain que la vie n’était faite que de plaisirs et que la guerre ne le rattraperait pas.

Et puis vint l’Appel de Londres, le 18 juin 1940, à résister, à chasser l’ennemi plutôt que de se laisser aller au joug vichyste, alors que le 22 du même mois allaient être signés l’Armistice Franco-allemand et l’Armistice Franco-italien ! Pour le Général de Gaulle, honte à la France qui venait de capituler… Et pour mon père, rude prise de conscience…

La France Libre naquit. Alors mon père, de la lointaine Guadeloupe où l’on attendait que se passent les choses, se révolta…. Et rejoignit De Gaulle à Londres ! Finie la Marine Nationale malgré la condamnation à mort par contumace dont il fut l’objet avec d’autres déserteurs de l’époque… Adieu la « Jeanne » ! Il la regretta et nous en parla avec nostalgie… Mais il ne pouvait plus l’accepter telle qu’elle (ou ceux qui la commandaient) était devenue : pour lui, coupable de baisser les bras devant Hitler et les siens…

A Londres, puis à Cowes dans l’Ile de Wight, il subit un entraînement d’enfer. Physiquement apte à préparer le grand débarquement prévu en Normandie, il ne l’était peut-être pas moralement car il ne s’en remit jamais vraiment. Fragile et instable, il nous offrit, à nous ses filles, l’image de quelqu’un de cassé. A l’époque, il fonça, pourtant… D’abord, il participa au Débarquement de Dieppe le 19 août 1942 dont il a laissé un récit écrit, précis. Puis, vint le grand soir… Celui du 5 juin 1944. Rien n’a été laissé noir sur blanc. Seul son récit oral a traversé notre jeunesse en ne s’y imprégnant pas assez…

Oui, pas assez, car aujourd’hui, alors que me vient l’envie d’écrire sérieusement son histoire, il me manque ces petites précisions qui feraient une oeuvre complète. Mais on ne parle jamais assez avec ceux qui nous entourent !

Internet et les témoignages de ceux qui ont écrit ou fait écrire leur baroud, sont maintenant mes seules sources de renseignements et ils me sont précieux. Il n’était pas dans le Commando Kiefer comme je l’ai longtemps cru ; non, plutôt à l’avant, parmi ceux qu’on envoya au charbon avant le passage des troupes importantes, enfin celles que l’Histoire a mises en lumière… Il fit partie de ces flottilles qui, le 5 juin et dans la nuit du 5 au 6, parvinrent sur des lieux différents d’Omaha Beach et autres grands sites connus, juste pour faire diversion, pour tromper l’ennemi – c’est le cas de le dire – pour lui faire croire que le grand Débarquement aurait lieu sur les plages du nord ! Il était là, le Charentais de Taillebourg, et il défendit son morceau… Tira, tua peut-être, se souvint avoir reçu une caisse sur la tête… Parvint à Ouistreham et combattit, fier comme Artaban !

Malheureusement, on oublia ces petits héros, ceux de l’heure d’avant… Il n’était pas tout seul, je le sais pour avoir entrepris des recherches sur cette page méconnue de notre histoire, et tous ces hommes auraient mérité plus d’hommages, sans doute.

Comme mon père disait : « Tout de même, ils pourraient en parler un peu… ». Juste un peu.

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Expos à explorer… cet été, en Charente-Maritime

Posté par gabrielitodv le 4 juin 2012

Vous serez nombreux cet été à venir visiter ou découvrir la Charente-Maritime. Comme tous les étés ! Que le temps s’y prête ou pas, vous aurez des tas de thèmes à explorer, si vous le souhaitez : plages, musées, églises, châteaux, places-fortes, sites en scène, et pourquoi pas, salons artisanaux ou/et artistiques ?

Parmi ces derniers, je peux vous en citer quelques-uns que je sais fort sympathiques. Petit calendrier non exhaustif :

- à BROUAGE, expo dans les Salles « Forge-Prison » et « Forge Royale », du samedi 7 au vendredi 13 juillet inclus. Choix d’artisanat. Graffitis muraux dans la première, datant de la Révolution Française, faits par des religieux emprisonnés qu’on jeta ensuite à la mer. Heures d’ouverture : 10 h – 18 h. Entrée gratuite.

- à ECHILLAIS, Maison des Patrimoines, face à la très belle église romane, non loin de l’embarcadère du Pont Transbordeur, du vendredi 20 au vendredi 27 juillet inclus. J’aurai le plaisir de vous accueillir personnellement pour vous présenter les richesses régionales sous diverses formes écrites et autres explications pour vos vacances. Heures d’ouverture : 10 h 30 à 12 h et 15 h à 19 h. Entrée gratuite.

- à ARVERT, Port de Coux, expo dans les cabanes ostréicoles en pleine zone de production des huîtres de claires, le dimanche 29 juillet. Heures d’ouverture : à partir de 14 h, jusqu’à… la nuit ! Animations musicales et folkloriques saintongeaises. Repas régional.

- à ORS D’OLERON, Fête du chenal d’Ors le dimanche 5 août, avec expo dans les cabanes ostréicoles et promenades en bateaux à fond plat sur le chenal dès que la marée le permettra (début d’après-midi). Huîtres et autres restaurations possibles sur le site.

- à L’EGUILLE SUR SEUDRE, expo dans les cabanes ostréicoles donnant sur le port, du lundi 20 au dimanche 26 août. Heures d’ouverture : 10 h – 18 h. Entrée gratuite.

- à BROUAGE, expo dans les Salles « Forge-Prison » et « Forge-Royale », du samedi 8 au vendredi 14 septembre inclus. Heures d’ouverture : 10 h – 18 h. Entrée gratuite.

Au plaisir de vous rencontrer peut-être et bonnes vacances d’été dans notre beau département !

Dorothy MICHAUD.

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Démystifions la pomme de pin !

Posté par gabrielitodv le 28 mai 2012

Qu’on la nomme « pomme de pin » en Charente-Maritime, « pigne » dans les proches Landes de Gascogne, « Cocotte » au Québec ou « pive » en Suisse, il s’agit toujours du « cône » (terme botanique) qui est l’organe reproducteur des Conifères ou résineux.

Depuis l’enfance, j’ai toujours entendu dire par les plus anciens, en Saintonge, que la pomme de pin équivaut à un baromètre puisqu’elle « sent », paraît-il, le temps qu’il va faire… Il suffit, d’après cette vieille affirmation, d’observer le cône posé par exemple sur le rebord d’une fenêtre : il s’ouvre, il va faire beau ; il se ferme, le temps va se gâter ! A voir… Me promenant sur le littoral dans l’hiver, j’en rapportai une à la maison, histoire de me distraire un peu.

Eh bien ! C’est faux. La pomme de pin n’est pas un baromètre : elle se déforme selon le temps et c’est tout. S’il lui pleut dessus, oui, elle se referme car, comme beaucoup de végétaux, elle se protège ! Et s’il arrête de pleuvoir et que le soleil la sèche, elle se rouvre, plus gaillarde que jamais ! Essayez avec un tuyau d’arrosage, vous verrez : elle a exactement les mêmes réactions. Donc, pas de considération exagérée pour l’objet ! Elle peut servir d’indicateur d’hygrométrie dans le biotope où elle se trouve mais c’est à peu près tout pour ses capacités météorologiques.

Elle n’est qu’un organe porteur de gamétophytes ; même pas une fleur… En fait constituée d’écailles qui se resserrent naturellement les unes sur les autres, chaque écaille à sa base contient des organes reproducteurs  ! Sa gloire est là, pas ailleurs. Sachez que c’est la femelle, plus grosse que le mâle, qui reste dans l’arbre (au moins 3 ans) et qu’on ramasse à nos pieds, à maturation. Elle est plus solide et moins éphémère que le mâle car sa force lui permet d’assurer la croissance de la petite graine… (Au fait, cela ne vous rappelle-t-il pas quelqu’un d’autre dont la meilleure résistance et la plus grande longévité sont reconnues ??? Peut-être pour les mêmes raisons…)

Nos anciens n’avaient pas la connaissance ; en revanche, ils avaient l’observation ; alors, parfois, ils se fourvoyaient un peu !


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Les « forges » de Brouage

Posté par gabrielitodv le 19 mai 2012

On les appelle aujourd’hui « Forge Royale » et « Forge Prison ». Elles sont devenues lieux hautement courus car occupées, presque toute l’année, par des expositions d’art et d’artisanat. Mais jadis, à quoi servaient-elles ?

Situées de chaque côté du Bastion Royal (entrée du côté Soubise-Moëze-Rochefort), elles étaient semblables à l’origine. Une seule a conservé sa cheminée centrale : la Forge Royale. Sur son socle de brique, entouré de pierres de taille, sont montés 4 piliers carrés de pierre, qui soutiennent le manteau. Avec des arêtes en pierre et des faces en briques, la hotte pyramidale rejoint une voûte à 4 pans en son centre. C’est très spectaculaire ! A l’intérieur, différents objets en fer étaient élaborés : clous, anneaux, vis, ancres de bateaux puisque Brouage était, ne l’oublions pas, un port important (avant son envasement).

Quant à la Forge Prison, juste en face, de l’autre côté de la route, elle est également intéressante. Plus vaste, elle connut certes la même vocation que sa jumelle mais la cheminée fut détruite. Il faudra donc attendre la Révolution Française pour la voir à nouveau mise en service mais, cette fois, avec moins d’élégance ! En effet, l’époque étant décrétée suspecte pour toutes les religieuses et tous les prêtres, on enferma les femmes dans la Halle aux Vivres (autre morceau de choix à visiter) et les hommes dans la Forge Prison qui, du coup, garda ce nom peu glorieux !

On y observe encore des graffitis qu’il est recommandé de ne pas négliger dans votre visite. Il s’agit en fait de phrases en latin ce qui n’étonnera personne, émanant de religieux. Qu’advint-il cependant de ces prêtres dont, à un moment, on ne sut plus que faire ?

Une petite île toute proche, l’Ile Madame, donna un jour une idée à quelqu’un : puisqu’une passe se découvre et se recouvre au gré des marées, pourquoi ne pas en profiter pour déposer ces hommes sur cette passe au moment de la marée montante ? Ce fut pire que tout ce qu’on peut imaginer en cruauté… Bien sûr, les hommes ne se relevèrent pas de cette traversée longue de plus d’un kilomètre ! Il n’y a que quelques années que ce massacre fut réellement admis ; du coup, le Vatican les béatifia…

Que cela ne vous empêche pas d’aller vous promener sur l’Ile Madame qui est un lieu charmant. Il suffit de se renseigner des heures de marées, auprès des Offices de Tourisme de la région.

En attendant, si vos pas vous mènent vers la délicieuse cité de Brouage (et je sais qu’elle vous interpelle puisque chaque article la concernant attire des dizaines de lectures sur ce blog !), n’oubliez surtout pas d’aller voir les forges et leurs expositions artistiques respectives mais n’en perdez pas de vue l’histoire : elle y est toujours omniprésente.

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Brouage, Fête du Pain à la Poudrière St Luc, le 17 mai

Posté par gabrielitodv le 13 mai 2012

Ce jeudi 17 mai, jour de l’Ascension, à l’ombre de la Poudrière Saint-Luc, aura lieu la Fête du Pain de Brouage.

Cet élégant bâtiment recouvert d’un beau toit de tuiles rousses, pouvait contenir jadis jusqu’à 30 tonnes de poudre.

Situé au sud-ouest de la citadelle de Brouage, la poudrière se trouve près du Bastion Saint-Luc. Extérieurement, elle laisse apparaître 4 solides arcs-boutants qui en confirment la solidité et donc, la longévité.

Le même jour, un repas sera servi aux alentours de midi à l’intérieur de ladite poudrière. Les chanceux qui y pénétreront auront alors le privilège de découvrir le résultat des travaux qui y ont été magnifiquement effectués au cours des années passées.

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Poitiers, haut-lieu de batailles historiques

Posté par gabrielitodv le 8 mai 2012

Poitiers, la capitale du Poitou-Charentes, connut une succession de batailles importantes dans l’histoire de notre région. Nichée entre les massifs de la Gâtine et ceux du Limousin, la ville de Poitiers était une plaque tournante entre les grandes plaines du nord et l’Aquitaine. Trois de ces batailles sont restées, ou devraient rester, dans nos livres d’Histoire tant elles ont impliqué de personnages illustres.

La Bataille de Vouillé avec Clovis. Celui-ci voit grand puisqu’il est bien connu qu’il veut conquérir la Gaule tout entière. Pourtant, les Wisigoths, basés dans le Sud-Ouest, ne l’entendent pas de cette oreille. Ils lui barrent ni plus ni moins la route avec Alaric II à leur tête. Le choc est rude et le sang se répand. Nous sommes en 507 à Vouillé. Les Wisigoths regrettent bientôt leur opposition car leur cavalerie est démantelée et Alaric se meurt. Clovis n’aura pas le triomphe modeste mais le passage est libre.

La Bataille de Moussais avec Charles Martel. Ce dernier va jouer ici un rôle essentiel pour l’avenir occidental et la France en particulier. L’Espagne ayant été envahie par les troupes arabes, les Pyrénées et le Sud-Ouest sont rapidement franchis. La Loire, la Vienne et Poitiers sont leurs nouvelles cibles… Charles Martel, maire du palais des derniers mérovingiens, entreprend de les repousser en 732. Nous sommes au nord de la ville. L’émir Abdal-Rahman, de la cavalerie arabe, est décimé. Elle n’ira pas plus loin. Les ducs d’Aquitaine font le reste et libèrent le Sud-Ouest dans la foulée. La papauté s’incline devant la réussite de Charles Martel qui, du même coup, monte au zénith des grandes personnalités guerrières de notre pays.

La Bataille de Nouaillé avec Jean le Bon. Nous sommes en 1356, la Guerre de Cent Ans fait rage, opposant l’Angleterre et la France. Le Prince Noir, fils aîné d’Edouard III, roi d’Angleterre, se lance avec fougue en direction de Poitiers, depuis les régions d’Aquitaine où il est basé. Jean II le Bon, roi de France, aidé de ses quatre fils, se dirige alors contre ledit Prince Noir. Mais celui-ci ne l’entend pas de cette oreille et lui coupe la route qui les mènerait vers la Guyenne d’où il vient, déjà conquise de haute lutte. Sur les hauteurs de Nouaillé, la bataille s’engage avec férocité mais l’armée française tombe sous les assauts anglais. Le Poitou, la Saintonge, le Limousin, le Quercy et le Rouergue appartiennent désormais au Prince Noir qui en devient le nouveau duc… pour un certain temps.
Pour être libéré, le roi de France verse une rançon faramineuse de quelque 3 millions d’écus, malgré le Traité de Brétigny, ce qui met le royaume à mal, on s’en doute ! De plus, deux de ses fils doivent le remplacer. L’un d’eux ayant réussi à s’échapper, Jean II reprend sa place aux mains des Anglais.
C’est à Londres que Jean II mourra en 1360, après avoir créé une « monnaie forte » qui fera longtemps parler d’elle : le Franc !

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Un arbre bien charentais : le frêne

Posté par gabrielitodv le 5 mai 2012

Un arbre bien charentais : le frêne dans Le coin nature Num%C3%A9riser0001-150x150Nous sommes quelque part en Charente-Maritime. Sur fond de ciel clair, un vieux frêne se détache, avec son tronc puissant et, en contraste, ses folioles effilées et légères…

Au printemps, des houppes rouge-pourpre jaillissent des rameaux gris cendré et donnent un air moins dépouillé à cet arbre qui, selon les anciens, a le défaut de ne pas dépasser un siècle et demi de vie, ce qui, tout bien réfléchi, n’est déjà pas si mal ! Il a aussi le défaut – et celui-ci est bien réel – de faire un large vide autour de lui, ses racines ayant la particularité de tuer tout ce qui se trouve sur leur chemin.

En notre département comme ailleurs, le rituel voulait qu’au printemps, l’on allume le feu nouveau avec du frêne pour faire descendre les pluies qui redonneraient une végétation prospère. Symbolisant le 3e mois du calendrier celtique (18 février – 17 mars), le frêne était sacré pour cette civilisation.

On dit qu’un frêne, datant de l’époque celtique, vénéré entre tous en notre région, était encore debout au 19e siècle. Il aurait péri sous les mains des émigrants qui, de désespoir après la grande famine de 1846, prirent le bateau pour les Amériques, désireux d’emporter au fond de leurs bagages, un précieux fragment de leur terre.

Dans la croyance populaire, l’on pensait que le frêne guérissait le rachitisme et les hernies. Lorsque quelqu’un avait bénéficié de ce don, il devait ensuite entretenir l’arbre sous peine de voir reparaître l’inconvénient, occasionnant des ravages dans l’organisme jusqu’à ce que mort s’ensuive…

L’on disait aussi, jusqu’au début du 20e siècle, que les feuilles de frêne, appliquées sur une morsure de serpent, la guérissaient. L’on observait par ailleurs que les serpents craignaient particulièrement les feux de frêne et que ce dernier, par une immense compréhension de Dame Nature, fleurissait avant la sortie de ces bêtes, ne perdant ses feuilles qu’après leur retraite ! Belle harmonie de la faune et de la flore !

Toujours symbolique de nos campagnes (on parle de « frâgne » en Saintongeais et l’on trouve de nombreux hameaux répondant au nom de « Frâgnée »), il est aussi implanté en Afrique. Il représenterait la femme. Est-ce pour cette raison que c’est à elle que revient la cueillette des feuilles, quand la terre trop sèche ne suffit plus, seule, à nourrir les troupeaux ?

D’après le magazine « Xaintonge » n°8 consacré aux arbres forestiers des Charentes, le frêne a longtemps été utilisé par les charrons car un chariot devait savoir encaisser les coups de nos rudes chemins pas encore goudronnés ! Les ruraux s’en servaient aussi pour fabriquer leurs manches d’outils car il « pompait la sueur ».

De nos jours, on le retrouve dans les chaudières et poêles à bois, dans les inserts aussi, car il est réputé pour bien brûler et coûte moins cher que le chêne. Mais attention dans les cheminées, il « saute » ! Entendez par là qu’il pétille, éclate et peut jaillir sur votre tapis, faisant des ravages.

Un bois sympathique, quoiqu’il en soit, qui a toujours attiré le bon peuple !

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